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Couverture de l’édition originale de Mal-loti, de Marmouset, Paris, Gallimard, « NRF », 1931.
Essais

Le rêve de la propriété pavillonnaire dans la littérature de l’entre-deux-guerres

L’exception Marmouset (1931)

Durant l’entre-deux-guerres, la figure du mal-loti qui peuple les lotissements défectueux cristallise tous les malheurs de la vie en banlieue. Constance Barbaresco montre comment la littérature met en lumière les aspects imagés, intimes et sensibles de la réalité sociale des mondes pavillonnaires.

Durant l’entre-deux-guerres, la banlieue parisienne connaît un essor massif et incontrôlé du logement pavillonnaire, sans planification. L’accroissement annuel de la population de l’agglomération parisienne passe en moyenne de 36 000 habitants de 1911 à 1921, à 94 000 de 1921 à 1931 (Fourcaut 2000). Selon Annie Fourcaut, 16 000 hectares de terrains sont morcelés à cette période, dont l’essentiel entre 1919 et 1929, et 700 000 personnes logent dans des lotissements dans les départements de la Seine, de la Seine-et-Oise et de la Seine-et-Marne à la fin des années 1930 (ibid., p. 25). Or, beaucoup sont « défectueux » car soumis à l’enclavement et au sous-équipement, les promoteurs n’assumant pas leur responsabilité dans leur aménagement tout en diffusant des publicités mensongères sur ces nouveaux quartiers en devenir, promettant routes, eau, gaz, électricité et canalisations. Les municipalités se retrouvent dès lors dans l’incapacité de réguler cette croissance ; l’État est contraint d’intervenir afin d’éviter que cette situation critique en matière d’urbanisme ne se transforme en faillite politique : deux lois importantes présentant certaines limites sont adoptées en 1924 et 1928 [1].

Un ensemble d’écrits participe à la construction d’un discours sur la crise urbaine et le scandale des « mal-lotis », figure sociale homogénéisante forgée dans les années 1920 pour désigner ceux et celles qui sont concernés par ce phénomène – des artisans, fonctionnaires, employés et ouvriers. Leur vie quotidienne fait l’objet de reportages journalistiques ainsi que de récits d’apostolat missionnaire catholique, un genre en vogue lancé par le père Lhande, prédicateur célèbre en France entre 1927 et 1934, dont la trilogie du Christ dans la banlieue (Plon, 1927-1931) devient un best-seller [2]. Mais ces productions culturelles insistent principalement sur les divers malheurs de ces individus, occultant les moments heureux et les formes de solidarités qui imprègnent leur histoire.

Des écrivains comme Louis-Ferdinand Céline, Jules Romains, Emmanuel Bove ou Raymond Queneau font ressortir de cette réalité ce qu’elle a de sombre, triste et médiocre. Ils décrivent des paysages dégradés, dévastés ainsi que des maisons inachevées, désolées et perdues dans la terre mouillée abritant des vies mornes. Au sein de ces figurations chaotiques, rares sont les œuvres qui explorent les pensées, les désirs, les joies, en somme les manières de vivre de ces nouveaux arrivants en banlieue, à l’exception du roman Mal loti (1931) de Marmouset [3]. L’auteur y retrace la trajectoire résidentielle d’une famille ouvrière de Paris aux marges d’Antony, mue par la recherche du bonheur. Comment cette quête de bonheur hors de la capitale est-elle mise en texte et son écriture singularisée par rapport à celle du reportage journalistique ?

Le rêve pavillonnaire d’un mal-loti

Oublié aujourd’hui, Marmouset connaît un certain succès en son temps. Son premier roman, Au Lion tranquille (1922), lui vaut de figurer parmi les candidats au prix Goncourt. Le second, Mal loti, paraît en feuilleton dans L’Œuvre en 1930, puis en volume chez Gallimard l’année suivante [4]. Avec ce livre, Marmouset est rattaché au populisme par la critique littéraire et journalistique, sans que l’on sache s’il a lui-même revendiqué cette appartenance (Roger 2012 ; Paveau 1998). Il est d’ailleurs pressenti comme le favori du premier prix du Roman populiste de 1931, finalement remporté par Eugène Dabit – ce prix est créé par Antonine Coullet-Tessier en 1931 dans le but de rallier des écrivains au rang de ce mouvement littéraire lancé en 1929 par André Thérive et Léon Lemonnier, et de propager cette étiquette en tant que style spécifique (Kern 2021) [5]. Typographe à l’Imprimerie nationale, Marmouset serait lui-même parti de Paris pour un lotissement dans les années 1920 [6]. Cette expérience vécue a pu servir de matériau pour l’écriture de son roman, à une époque où la notion d’authenticité de la représentation du peuple est débattue et promue comme une valeur littéraire, en particulier par Henry Poulaille, chef de file de la littérature prolétarienne – une littérature écrite par le peuple – qui s’oppose aux ambitions de Thérive et Lemonnier de peindre la vie populaire sans en faire partie.

Mal loti de Marmouset relate l’histoire d’Ernest, surnommé Nénesse, un ouvrier en atelier qui décide de quitter son appartement de Ménilmontant avec sa femme, ouvrière dans une maroquinerie, et leur fils Émile, pour acheter un terrain au Bel Asile à Antony (banlieue sud), et y faire construire leur maison grâce à leur épargne [7]. C’est la période pendant laquelle le père Lhande prétend avoir « exploré avec soin cette immense cité circulaire du Paris suburbain où la population ouvrière, chassée du centre, se répand comme une marée, charriant ses rancœurs, traînant ses colères » (Lhande 1927, p. 3). Aux yeux du missionnaire, « abandonnée à elle-même, cette population aigrie et misérable constituerait là, autour de Paris, un danger redoutable » (ibid., p. 11-12). À la différence de ce discours misérabiliste, Marmouset déploie les raisons complexes de ce départ qui reposent sur un certain idéal. Le couple cherche une protection et une stabilité en devenant propriétaire [8]. À Antony, la vente du terrain à tempérament, à bas coût, séduit Nénesse car elle lui donne l’illusion d’un accès facile, rapide et sans endettement à cette propriété (Fourcaut 1993) [9].

Cette banlieue est aussi désirée en tant qu’espace préservé des miasmes et de la pollution de la ville, garant de paisibilité [10]. Les personnages ne supportent plus leurs conditions de logement insalubres, sous les toits de leur immeuble parisien : exiguïté, promiscuité, couloirs sombres, chaleur étouffante ou froid glacial, quartier imprégné des odeurs industrielles (Kalff et Lemaitre 2008). Le lotissement incarne pour eux le retour à la campagne, la promesse d’espace plus grand, de confort, de liberté, d’autosuffisance grâce au jardin (Dubost 1991 ; Faure 1991). Dans le contexte d’exode rural de l’entre-deux-guerres, l’acquisition d’une petite parcelle et la construction d’un modeste pavillon cristallisent le rêve de beaucoup d’individus qui ont quitté leur province et espèrent y retourner après avoir travaillé dans la capitale ou sa proche banlieue. Si Nénesse a toujours vécu à Ménilmontant, il aime passer ses vacances en famille dans l’Yonne, dans une habitation entourée d’un jardin fleuri sur les bords du Loing. Il veut donc demeurer dans « une gentille cabane » aux allures de maison de vacances agrémentée de « trois cerisiers, quatre pommiers dans le jardin. Une tonnelle sous laquelle on mangerait quand il fait chaud. Des poules, des lapins, des pigeons » (Marmouset 1931, p. 20). C’est un rêve de plaisirs simples au cœur de la nature, fondé sur le désir de repos et d’harmonie, qui se concrétise par le déménagement dans le Bel Asile, qualifié de « beau coin », « joli et tranquille », avec ses « grandes aubépines en fleurs qui donnaient un peu d’ombre » (Marmouset 1931, p. 68, 41 et 50). Ce nom connote d’ailleurs le refuge dans une oasis. Il ressemble à ceux attribués aux zones éloignées du centre d’Antony et défrichées dans les années 1920, qui attirent des ouvriers et employés de Paris : par exemple, Beau-Site, Bellevue, Bel-Air ou encore Le Beau Vallon [11]. Leur essor entraîne en effet un accroissement démographique important dans cette commune, de 7 549 habitants en 1921 à 19 780 en 1936 (Lerat 1957, p. 239 ; Yapo-Yapi 1989).

Le bonheur à l’épreuve du lotissement défectueux

Le roman décrit les épreuves auxquelles les protagonistes sont confrontés une fois installés ; elles correspondent aux stigmates de la relégation mis en avant dans les reportages qui circulent dans la presse grand public ou conservatrice et exploitent le calvaire des mal-lotis à des fins sensationnalistes [12].

Les ouvriers chez Marmouset doivent habiter dans l’inachevé : dans des logis en bois précaires, dans un manque d’urbanité et d’hygiène, ce qui donne forme à une fracture sociale et spatiale avec le reste de la commune. Cette représentation est très médiatisée dès les années 1920, les lotissements d’Antony constituant une cible privilégiée de certains articles, bien que cette commune soit peu touchée spatialement par le phénomène (Fourcaut 2000, p. 100). Par exemple, René Gast en dresse un tableau sidérant : « l’eau stagne partout. C’est un bain de pieds collectif », « pas d’évacuation pour les détritus, eaux usées […] ; on peut croupir sur place » (Gast 1927). Huguette Godin affiche quant à elle une certaine stupeur : « Horreur ! Des ruisseaux malsains courent devant les maisons, bordent les voies, répandent partout une humidité pestilentielle » (Godin 1927). Des photographies de cabanes immergées accompagnent souvent ces descriptions, comme une preuve de l’authenticité du récit des journalistes, tant la réalité pourrait défier l’entendement du lecteur. Dans le roman, l’épreuve la plus difficile à affronter se joue justement l’hiver, lorsque les chemins de terre sont envahis de boue à cause de la pluie et la neige. Les intempéries transforment le Bel Asile en « vaste bourbier » (Marmouset 1931, p. 157), en « cloaque immonde », si bien que : « Mme Nénesse, comme toutes les autres ménagères, devant cette marée montante de saleté, avait fini par renoncer à nettoyer sa maison » ; son mari ressent quant à lui une « vraie dégoûtation » face à ce spectacle (p. 202-203).

Certes, des clichés de style circulent entre reportage et littérature. Toutefois, si les journalistes décrivent des mal-lotis abandonnés à leur sort, condamnés à un enfer diluvien, l’écrivain déploie les quelques compensations qui permettent aux personnages d’être heureux malgré tout. La première consiste à se replier sur la famille dans la douceur de la propriété, principalement les dimanches de beau temps, au retour du printemps. Le jardin retrouve son aspect idéal pour le repos et l’harmonie avec la nature, initialement désirés. Nénesse en prend soin et bricole afin d’améliorer leur confort ; il y construit un banc, des arceaux pour les rosiers, un clapier, un poulailler dans lequel il niche un coq et des poussins, une buanderie pour la lessive, un bac afin de conserver l’eau de pluie (Corbin 1995). Les jours de soleil, son épouse s’épanouit dans l’attention à leur intérieur domestique : « Heureuse […], elle chantait en vaquant à ses occupations ménagères » (p. 159). Le soir, ils connaissent alors un état de plénitude inestimable : « Il sentait une joie immense l’envahir, un bien-être le chatouiller partout quand, s’étalant sur le grand banc courbé qu’il avait fabriqué, installé devant la maison, il respirait la fraîcheur du soir en rêvassant. Mme Nénesse, aussitôt sa vaisselle terminée, venait le rejoindre et ils s’étendaient à n’en plus finir sur des projets d’avenir » (p. 170). Les infortunes du quotidien ne sont donc pas parvenues à éteindre les espérances du couple. La régénération dans un cadre sain, obtenu en fuyant Paris, se réalise lors de ces parenthèses, de vrais instants de forte quiétude, quoique fugaces.

La seconde compensation consiste à se tourner vers un engagement local dépourvu malgré tout de ralliement à une étiquette politique, dans un contexte où les lotissements défectueux sont pourtant devenus le terreau de la propagande et de l’implantation communiste, ainsi que de la formation de l’imaginaire culturel et politique de la banlieue rouge (Bellanger 2017). Tandis que son épouse parvient à se suffire du bonheur d’être chez soi, Nénesse sait que leur aisance individuelle dépend aussi du bien-être commun, grâce à l’aménagement du secteur. Il comprend progressivement que le lotisseur les a dupés et ne financera rien. Des travaux démarrent cependant après l’instauration d’une loi qui n’est pas nommée mais qui n’est autre que la loi Sarraut (1928). Nénesse apprend en effet que l’État et les habitants, regroupés en syndicat de propriétaires mal-lotis, doivent se partager les frais de viabilisation, d’équipement et de désenclavement [13]. Si le couple trouve injuste de devoir payer, il se trouve ravi et épanoui des changements au Bel Asile : « L’enchevêtrement des fils des conduites aériennes qui amenaient l’électricité avait peut-être détruit la beauté un peu sauvage du site, mais cela avait apporté chez les habitants un confort qu’ils avaient su, tout de suite, apprécier. […] Nénesse et sa femme, les premiers, s’étaient montrés satisfaits de cette nouvelle situation. […] Une vie normale commençait » (p. 205-206). Cet embellissement du quartier résidentiel, au prix d’une transformation du paysage – sans que les personnages ne s’inquiètent de détruire la nature –, donne naissance aux ambitions de Nénesse de réclamer davantage de commodités à la municipalité. Il prend ainsi conscience de la nécessité de s’unir entre voisins pour améliorer leur sort, à travers une pétition qui demande à la mairie des infrastructures de transports et une desserte plus adaptée aux horaires de travail – dont on ne sait s’il les obtiendra. Il faut préciser que l’auteur ne figure pas de scènes d’alliances, ni de solidarités fortes et politisées. Le narrateur se contente de signaler que tous ont de nouvelles envies et que Nénesse fait le tour du voisinage pour obtenir des signatures, chacun restant dans son logis et son jardin. Face à l’adversité, ces comportements de petits propriétaires sont indéniablement une forme d’organisation collective en vue de créer un bonheur commun ; celle-ci est dépolitisée mais les habitants, dans cette communauté, apprennent à se connaître, à imaginer des actions conjointes, à tisser des relations sociales de proximité qui sont le préalable au bonheur de partager ensemble des conditions similaires, et pourquoi pas à imaginer et concevoir d’autres actions.

Parmi un ensemble d’écrits alarmistes, Mal loti nuance la vision d’une ceinture souillée de boue encerclant Paris, occupée par un peuple miséreux et dangereux. Marmouset explore l’expérience de l’installation pavillonnaire dans toute sa dimension sensible. Il porte une attention aux rêves, aux espoirs, aux désillusions et aux émotions des personnages, entre colère, abattement et moments de bien-être. Il met aussi en exergue leurs contradictions dans leur rapport à la nature, entre un désir de vivre dans un cadre sauvage et un besoin de confort urbain. Le dénouement expose enfin l’idée d’un bonheur en perpétuelle construction, à l’image de l’espace domestique et du lotissement. Six ans après leur déménagement, Nénesse dresse le plan d’extension de leur maison, poursuivant sa quête de vie sereine dans la douceur du foyer familial.

Corpus et sources littéraires

  • Bove, E. 1933. La Toque de Breitschwanz, Paris : Émile-Paul Frères.
  • Céline, L.-F. 1932. Voyage au bout de la nuit, Paris : Gallimard.
  • Lhande, P. 1927. Le Christ dans la banlieue, Paris : Plon.
  • Marmouset. 1931. Mal loti, Paris : Gallimard.
  • Queneau, R. 1933. Le Chiendent, Paris : Gallimard.
  • Romains, J. 1946. Les Hommes de bonne volonté. Comparutions, t. XXIV, Paris : Flammarion.

Presse

  • Anonyme. 1931. « La Querelle de Mal loti », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, juillet 1931.
  • Deffoux, L. 1933. « De Colbert à Marmouset ou la disparition du Plessis-Piquet », L’Œuvre, 2 août 1933.
  • Gast, R. 1927. « La Grande pitié des mal-lotis », Le Petit parisien, février 1927.
  • Godin, H. 1927. « Dans le ‟bled” de banlieue », Le Quotidien, février 1927.

Bibliographie

  • Bellanger, E. 2017. Ivry, banlieue rouge. Capitale du communisme français, XXe siècle, Grâne : Créaphis.
  • Corbin, A. 1995. « Les balbutiements d’un temps pour soi », in A. Corbin (dir.), L’avènement des loisirs, 1850-1960, Paris : Aubier, p. 427-489.
  • Dubost, F. 1991. « Le choix du pavillonnaire », in A. Faure (dir.), Les premiers banlieusards. Aux origines des banlieues de Paris, 1860-1940, Paris : Créaphis, p. 165-212.
  • Faure, A. 1991. « Banlieue mon amour… », in A. Faure (dir.), Les premiers banlieusards. Aux origines des banlieues de Paris, 1860-1940, Paris : Créaphis, p. 167-183.
  • Fourcaut, A. 2000. La banlieue en morceaux. La crise des logements défectueux en France dans l’entre-deux-guerres, Grâne : Créaphis.
  • Fourcaut, A. 1993. « Du lotissement au quartier. Le cas de la banlieue parisienne dans l’entre-deux-guerres », Mélanges de l’École française de Rome. Italie et Méditerranée, vol. 105, n° 2, p. 453-454.
  • Kalff, E. et Lemaitre, L. 2008. Le logement insalubre et l’hygiénisation de la vie quotidienne, Paris (1830-1990), Paris : L’Harmattan.
  • Kern, M. 2021. L’esthétique populiste. « L’amour du peuple » dans la culture française de l’entre-deux-guerres, Berlin : De Gruyter.
  • Lerat, S. 1957. « Un aspect de la banlieue résidentielle parisienne : Antony », Annales de géographie, n° 355, p. 237-250.
  • Paveau, M.-A. 1998. « Le ‟roman populiste” : enjeux d’une étiquette littéraire », Mots, n° 55, p. 45-59.
  • Roger, P. 2012. « Le roman du populisme », Critique, n° 776-777, p. 5-23.
  • Yapo-Yapi, H. 1989. « Les lotissements à Antony de 1919 à 1939 », Villes en parallèle, n° 14, p. 202-211.

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Pour citer cet article :

, « Le rêve de la propriété pavillonnaire dans la littérature de l’entre-deux-guerres. L’exception Marmouset (1931) », Métropolitiques , 26 octobre 2026. URL : https://metropolitiques.eu/Le-reve-de-la-propriete-pavillonnaire-dans-la-litterature-de-l-entre-deux.html
DOI : https://doi.org/10.56698/metropolitiques.2343

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